Le Parlement européen a approuvé le versement de 3 821 460 euros à la Belgique pour aider 1 010 anciens salariés de Cora, licenciés notamment en Wallonie. Cette somme représente 85 % du coût total des mesures, estimé à 4 495 836 euros. Le texte est définitif du côté du Parlement et doit encore être signé par les présidents du Parlement et du Conseil avant publication au Journal officiel.
Cora, chaîne d'hypermarchés belge, a subi de plein fouet la concurrence du commerce en ligne et des plateformes à bas coûts. Depuis septembre 2025, l'entreprise a licencié 1 257 personnes, dont 1 010 résidant en Wallonie, principalement dans la province de Hainaut. La Belgique a demandé l'aide du Fonds européen d'ajustement à la mondialisation (FEM), un dispositif qui cofinance des mesures de reclassement pour les travailleurs touchés par des restructurations liées à la mondialisation. La Commission a évalué la demande et proposé de mobiliser le Fonds.
Contribution de 3,82 millions d'eurosLa Belgique recevra 3 821 460 euros du FEM, soit 85 % du coût total de 4 495 836 euros. Le reste, 15 %, est à charge de la Belgique.
1 010 travailleurs ciblésLes bénéficiaires visés sont 1 010 anciens salariés de Cora et d'un fournisseur, résidant en Wallonie. Au total, 1 257 licenciements sont concernés par la demande.
Services personnalisés financésSur l'enveloppe, 4 441 774 euros iront à des services personnalisés (orientation, formation, aide à la création d'entreprise, allocations) et 54 062 euros à la préparation, la gestion, l'information et le contrôle.
Période d'éligibilité des dépensesLa Belgique a commencé à fournir des services le 1er septembre 2025 et à engager des dépenses administratives le 9 avril 2025. Les dépenses seront éligibles pendant 24 mois et 31 mois respectivement à partir de l'entrée en vigueur de la décision de financement.
Demande déposée le 25 mars 2026La Belgique a présenté sa demande le 25 mars 2026. La Commission a achevé son évaluation le 16 juillet 2026 et l'a transmise au Parlement le 24 août 2026.
Le Parlement a adopté le texte par 605 voix pour, 56 contre et 7 abstentions.
Concrètement, 1 010 anciens salariés de Cora en Wallonie pourront bénéficier de formations, d'un accompagnement vers un nouvel emploi ou d'une aide pour créer leur entreprise, financés à 85 % par l'Union européenne. La Belgique complète le financement. Cette aide est ponctuelle et ne remplace pas les politiques publiques ou les obligations des entreprises en matière de reclassement. Le texte doit encore être signé par les présidents du Parlement et du Conseil, puis publié au Journal officiel pour entrer en vigueur.
Le Parlement approuve 3 821 460 euros pour 1 010 salariés wallons de Cora, soit 85 % du coût total de 4 495 836 euros. L'aide est justifiée, mais elle illustre un fonds qui intervient après la casse, sans jamais s'attaquer aux règles qui l'ont rendue possible.
Le FEM est un mécanisme de solidarité limité et ciblé : il cofinance des mesures de reclassement pour les travailleurs victimes de restructurations liées à la mondialisation. Ici, il finance orientation, formation, aide à la création d'entreprise et allocations pour 1 010 personnes. C'est utile, mais c'est une réparation. La cause première, elle, reste intacte : des hypermarchés belges subissent la concurrence de plateformes en ligne établies hors de l'Union, qui ne supportent ni les mêmes normes sociales ni les mêmes contraintes réglementaires. Le Parlement le reconnaît dans ses considérants, mais ne tire aucune conséquence opérationnelle. Une approche fondée sur la subsidiarité aurait d'abord examiné les barrières réglementaires qui renchérissent les coûts d'exploitation des détaillants européens, avant de mobiliser un fonds d'urgence.
La demande belge a été déposée le 25 mars 2026. La Commission a achevé son évaluation le 16 juillet 2026 et l'a transmise au Parlement le 24 août 2026. Le Parlement vote en octobre. Entre-temps, les salariés licenciés attendent. Le texte le reconnaît à demi-mot en appelant à raccourcir les délais. Mais la lourdeur du processus a un coût réel : chaque mois de retard, ce sont des formations qui ne démarrent pas et des travailleurs qui restent hors du marché du travail. Un guichet unique décentralisé, géré par la Région wallonne avec un financement forfaitaire de l'Union, aurait permis de verser l'aide en semaines, pas en mois.
Le Parlement demande aussi des évaluations finales approfondies et un suivi renforcé. On peut comprendre l'exigence de redevabilité, mais chaque couche de contrôle ajoute des formulaires et des délais. La question n'est pas de savoir si l'argent est bien dépensé, mais si les travailleurs ont été aidés à temps. La réponse, ici, est non.
Le FEM répare les dégâts, mais il ne touche pas aux règles qui les causent.
Le Parlement approuve 3 821 460 euros pour 1 010 salariés wallons de Cora, soit 85 % du coût total de 4 495 836 euros. L'aide est justifiée, mais elle illustre un fonds qui intervient après la casse, sans jamais s'attaquer aux règles qui l'ont rendue possible.
Le FEM est un mécanisme de solidarité limité et ciblé : il cofinance des mesures de reclassement pour les travailleurs victimes de restructurations liées à la mondialisation. Ici, il finance orientation, formation, aide à la création d'entreprise et allocations pour 1 010 personnes. C'est utile, mais c'est une réparation. La cause première, elle, reste intacte : des hypermarchés belges subissent la concurrence de plateformes en ligne établies hors de l'Union, qui ne supportent ni les mêmes normes sociales ni les mêmes contraintes réglementaires. Le Parlement le reconnaît dans ses considérants, mais ne tire aucune conséquence opérationnelle. Une approche fondée sur la subsidiarité aurait d'abord examiné les barrières réglementaires qui renchérissent les coûts d'exploitation des détaillants européens, avant de mobiliser un fonds d'urgence.
La demande belge a été déposée le 25 mars 2026. La Commission a achevé son évaluation le 16 juillet 2026 et l'a transmise au Parlement le 24 août 2026. Le Parlement vote en octobre. Entre-temps, les salariés licenciés attendent. Le texte le reconnaît à demi-mot en appelant à raccourcir les délais. Mais la lourdeur du processus a un coût réel : chaque mois de retard, ce sont des formations qui ne démarrent pas et des travailleurs qui restent hors du marché du travail. Un guichet unique décentralisé, géré par la Région wallonne avec un financement forfaitaire de l'Union, aurait permis de verser l'aide en semaines, pas en mois.
Le Parlement demande aussi des évaluations finales approfondies et un suivi renforcé. On peut comprendre l'exigence de redevabilité, mais chaque couche de contrôle ajoute des formulaires et des délais. La question n'est pas de savoir si l'argent est bien dépensé, mais si les travailleurs ont été aidés à temps. La réponse, ici, est non.
Le FEM répare les dégâts, mais il ne touche pas aux règles qui les causent.