Le Parlement européen a adopté une résolution qui dresse le bilan de la directive sur la planification de l'espace maritime (l'organisation de l'usage des mers) et conclut qu'elle profite trop peu à la pêche et à l'aquaculture. Il demande à la Commission de renforcer cette directive lors de sa prochaine révision, prévue dans le paquet Océan attendu fin 2026, notamment en fixant des normes minimales pour préserver de l'espace pour la pêche et en rendant obligatoire la participation des pêcheurs aux décisions. Le Parlement demande aussi que la révision n'impose pas de nouvelles obligations spécifiques au secteur de la pêche. Le texte a été adopté par 518 voix pour, 31 contre et 102 abstentions. Le Parlement demande à la Commission d'agir ; ce n'est pas une loi.
La directive de 2014 sur la planification de l'espace maritime demande aux États membres d'organiser l'utilisation de leurs eaux (pêche, énergie, transport, protection de la nature) et de coopérer entre voisins. Le Parlement constate que cette mise en œuvre est très inégale : certains pays ont des plans contraignants, d'autres non, et la coordination transfrontalière reste faible. Les pêcheurs se plaignent de perdre l'accès à des zones de pêche, notamment en Méditerranée et en mer du Nord, face aux parcs éoliens en mer, aux aires marines protégées et au Brexit. La Commission doit réviser cette directive dans le cadre du paquet Océan attendu fin 2026, en même temps que la directive sur le milieu marin.
Normes minimales pour la pêcheLe Parlement estime que la révision de la directive devrait fixer des normes minimales pour préserver de l'espace pour la pêche et l'aquaculture, afin de soutenir la souveraineté alimentaire et la compétitivité de l'économie bleue.
Participation des pêcheurs rendue obligatoireIl demande que la révision rende contraignantes les dispositions sur la participation des parties prenantes, en particulier des pêcheurs et des communautés côtières, aujourd'hui souvent consultées trop tard et sans effet réel sur les décisions.
Objectifs minimaux dans les plansLa révision devrait introduire des objectifs minimaux à atteindre dans les plans d'organisation des mers, améliorer la cohérence entre planification maritime et terrestre et créer des outils de gouvernance partagés.
Pas de nouvelles obligations pour la pêcheLe Parlement estime que le paquet Océan devrait créer des synergies entre secteurs sans imposer de nouvelles obligations spécifiques au secteur de la pêche.
Données et cartographie des activités de pêcheIl appelle la Commission et les États membres à améliorer et harmoniser la collecte de données et à cartographier systématiquement les activités de pêche, condition d'une planification équitable.
Financement prévisible pour la révisionIl demande des ressources financières suffisantes, prévisibles et facilement accessibles, notamment dans le prochain cadre budgétaire pluriannuel, pour soutenir la mise en œuvre.
Le Parlement a adopté la résolution par 518 voix pour, 31 contre et 102 abstentions, lors d'un vote électronique par appel nominal le 20 mai 2026.
Pour les pêcheurs et les communautés côtières, ce vote n'apporte pas de changement immédiat : la résolution ne crée pas d'obligation juridique et ne modifie pas la directive actuelle. Il fixe la position du Parlement avant la révision prévue fin 2026 : si elle est suivie, les plans d'usage des mers devraient réserver davantage d'espace à la pêche, rendre la consultation des pêcheurs obligatoire et mieux cartographier les zones de pêche. Les consommateurs et les habitants du littoral sont concernés par la préservation des activités de pêche locales et de l'approvisionnement en produits de la mer. Le Parlement demande à la Commission d'agir ; ce n'est pas une loi.
Le Parlement européen a adopté une résolution qui dresse un constat sévère : la directive de 2014 sur la planification de l'espace maritime (l'organisation de l'usage des mers) devait équilibrer les usages, mais elle a surtout servi les éoliennes et les aires protégées, laissant la pêche se réduire comme peau de chagrin. Par 518 voix pour, 31 contre et 102 abstentions, il demande à la Commission de corriger le tir lors de la révision prévue fin 2026 dans le paquet Océan. Ce n'est pas une loi, mais un signal politique clair : les pêcheurs ne doivent plus être les variables d'ajustement.
La directive de 2014 devait arbitrer entre pêche, énergie, transport et protection de la nature. Dans les faits, le Parlement constate que les plans d'usage des mers ont surtout entériné le grignotage de l'espace de pêche. Les éoliennes offshore, les aires marines protégées et les zones de défense ont repoussé les navires vers des eaux plus disputées. La pêche artisanale, souvent mal représentée dans les consultations, n'a pas pesé face à des secteurs mieux organisés et plus puissants économiquement.
Le mécanisme est simple : quand un plan réserve des zones à d'autres usages, les pêcheurs perdent l'accès à leurs zones traditionnelles. La concurrence pour l'espace se déplace, les conflits d'usage s'intensifient et la rentabilité des petites flottilles se dégrade. Le Parlement demande que la révision fixe des objectifs minimaux pour préserver de l'espace pour la pêche et l'aquaculture, et que les éoliennes soient, autant que possible, implantées dans des zones moins propices à la pêche.
Aujourd'hui, la participation des parties prenantes est souvent une formalité : les pêcheurs sont consultés trop tard, quand les arbitrages sont déjà faits. Le Parlement veut rendre cette participation contraignante dans la future directive, en particulier pour les pêcheurs et les communautés côtières. C'est une question de responsabilité : ceux qui subissent les conséquences des décisions doivent avoir voix au chapitre.
Le texte demande aussi que la révision n'ajoute pas de nouvelles obligations au secteur de la pêche. Une simplification bienvenue, mais qui ne doit pas masquer l'essentiel : sans données fiables et harmonisées sur les activités de pêche, les plans continueront de se faire sans les pêcheurs. Le Parlement réclame une cartographie systématique et un partage d'informations entre États membres. Une approche fondée sur les faits, pas sur les intentions.
Pour les pêcheurs, ce vote n'apporte pas de changement immédiat : la résolution ne crée pas d'obligation juridique. Mais elle fixe la position du Parlement avant la révision de la directive, attendue fin 2026. Si elle est suivie, les plans d'usage des mers devraient réserver davantage d'espace à la pêche, rendre la consultation obligatoire et mieux cartographier les zones de pêche. Les consommateurs et les habitants du littoral sont concernés par la préservation des activités de pêche locales et de l'approvisionnement en produits de la mer.
L'alternative libérale serait d'aller plus loin : confier la gestion de l'espace maritime à des accords contractuels entre usagers, sous supervision des États, plutôt qu'à des plans bureaucratiques centraux. Mais le Parlement se contente de demander plus de règles et de financements. Une occasion manquée de simplifier réellement.
Quand la mer devient un champ de bataille bureaucratique, ce sont les pêcheurs qui coulent.
Le Parlement européen a adopté une résolution qui dresse un constat sévère : la directive de 2014 sur la planification de l'espace maritime (l'organisation de l'usage des mers) devait équilibrer les usages, mais elle a surtout servi les éoliennes et les aires protégées, laissant la pêche se réduire comme peau de chagrin. Par 518 voix pour, 31 contre et 102 abstentions, il demande à la Commission de corriger le tir lors de la révision prévue fin 2026 dans le paquet Océan. Ce n'est pas une loi, mais un signal politique clair : les pêcheurs ne doivent plus être les variables d'ajustement.
La directive de 2014 devait arbitrer entre pêche, énergie, transport et protection de la nature. Dans les faits, le Parlement constate que les plans d'usage des mers ont surtout entériné le grignotage de l'espace de pêche. Les éoliennes offshore, les aires marines protégées et les zones de défense ont repoussé les navires vers des eaux plus disputées. La pêche artisanale, souvent mal représentée dans les consultations, n'a pas pesé face à des secteurs mieux organisés et plus puissants économiquement.
Le mécanisme est simple : quand un plan réserve des zones à d'autres usages, les pêcheurs perdent l'accès à leurs zones traditionnelles. La concurrence pour l'espace se déplace, les conflits d'usage s'intensifient et la rentabilité des petites flottilles se dégrade. Le Parlement demande que la révision fixe des objectifs minimaux pour préserver de l'espace pour la pêche et l'aquaculture, et que les éoliennes soient, autant que possible, implantées dans des zones moins propices à la pêche.
Aujourd'hui, la participation des parties prenantes est souvent une formalité : les pêcheurs sont consultés trop tard, quand les arbitrages sont déjà faits. Le Parlement veut rendre cette participation contraignante dans la future directive, en particulier pour les pêcheurs et les communautés côtières. C'est une question de responsabilité : ceux qui subissent les conséquences des décisions doivent avoir voix au chapitre.
Le texte demande aussi que la révision n'ajoute pas de nouvelles obligations au secteur de la pêche. Une simplification bienvenue, mais qui ne doit pas masquer l'essentiel : sans données fiables et harmonisées sur les activités de pêche, les plans continueront de se faire sans les pêcheurs. Le Parlement réclame une cartographie systématique et un partage d'informations entre États membres. Une approche fondée sur les faits, pas sur les intentions.
Pour les pêcheurs, ce vote n'apporte pas de changement immédiat : la résolution ne crée pas d'obligation juridique. Mais elle fixe la position du Parlement avant la révision de la directive, attendue fin 2026. Si elle est suivie, les plans d'usage des mers devraient réserver davantage d'espace à la pêche, rendre la consultation obligatoire et mieux cartographier les zones de pêche. Les consommateurs et les habitants du littoral sont concernés par la préservation des activités de pêche locales et de l'approvisionnement en produits de la mer.
L'alternative libérale serait d'aller plus loin : confier la gestion de l'espace maritime à des accords contractuels entre usagers, sous supervision des États, plutôt qu'à des plans bureaucratiques centraux. Mais le Parlement se contente de demander plus de règles et de financements. Une occasion manquée de simplifier réellement.
Quand la mer devient un champ de bataille bureaucratique, ce sont les pêcheurs qui coulent.