Le Parlement européen a adopté le 21 mai 2026 une résolution qui demande aux États membres d'aller au-delà des 5 jours de congé pour aidants par an prévus par la directive sur l'équilibre vie professionnelle-vie privée et de veiller à ce que ce congé soit correctement rémunéré. Il réclame aussi la création d'un statut européen de l'aidant, un plan d'action européen pour réduire les inégalités entre femmes et hommes dans les soins, et un financement suffisant du secteur dans le budget de l'UE 2028-2034. Le Parlement demande à la Commission d'agir ; ce n'est pas une loi.
Environ 6,2 millions de personnes travaillent comme aidants formels dans l'UE, tandis que plus de 53 millions apportent une aide informelle, souvent non rémunérée. Les femmes assurent environ 60 % de ces soins informels et 76 % des 49 millions d'aidants formels. Cette répartition inégale pèse sur l'écart de rémunération (38 % en 2024) et l'écart de pension (25 % en 2025) entre femmes et hommes. Le Parlement estime que l'accès aux soins est un droit fondamental et que les responsabilités de soin ne doivent pas reposer de manière disproportionnée sur les femmes.
Congé d'aidant au-delà de 5 joursLe Parlement demande aux États membres de dépasser le minimum de 5 jours de congé d'aidant par an fixé par la directive sur l'équilibre vie professionnelle-vie privée et de veiller à ce que ce congé soit correctement rémunéré pour être réellement accessible à tous les aidants.
Un statut européen de l'aidantIl réclame la création d'un statut européen de l'aidant, avec des définitions communes dans toute l'UE et des normes minimales de reconnaissance et de protection pour les aidants formels, afin de réduire les inégalités entre États membres.
Plan d'action européen sur les soinsIl appelle à un plan d'action européen pour réduire les inégalités entre femmes et hommes dans la prise en charge des responsabilités familiales et soutenir les aidants formels et informels, en ciblant l'accès à l'emploi, à la formation, à la protection sociale et aux services de garde d'enfants.
Financement des soins en 2028-2034Il demande qu'une attention particulière soit accordée au secteur des soins dans le cadre financier pluriannuel 2028-2034 et que des financements suffisants soient garantis pour soutenir la stratégie européenne en matière de soins.
Retour à l'emploi après une pauseIl demande des mesures pour aider les travailleurs, en particulier les femmes, qui ont interrompu leur carrière pour s'occuper d'un proche, à réintégrer le marché du travail, notamment par le perfectionnement et la reconversion professionnels.
La résolution a été adoptée par 263 voix pour, 83 contre et 154 abstentions lors d'un vote électronique par appel nominal.
Si vous vous occupez d'un proche malade, âgé ou handicapé, le Parlement demande que votre congé d'aidant dépasse les 5 jours par an et soit correctement payé. Il réclame aussi un statut européen de l'aidant pour faire reconnaître vos compétences et vous protéger, ainsi qu'un plan d'action et un budget européen pour développer des services de soins accessibles et abordables. Ces demandes s'adressent à la Commission et aux États membres : elles ne créent pas encore de droit directement applicable. La Commission a annoncé un pacte européen global en matière de soins pour 2027, que le Parlement accueille favorablement.
Le 21 mai 2026, le Parlement européen a adopté une résolution qui demande aux États membres de dépasser les cinq jours de congé d'aidant prévus par la directive sur l'équilibre vie professionnelle-vie privée et de mieux rémunérer ce congé. Il réclame aussi un statut européen de l'aidant et un plan d'action pour réduire l'écart entre les femmes et les hommes dans les soins. Mais ce texte n'est pas une loi : il crée des attentes sans créer de droits. Le vote, 263 pour, 83 contre et 154 abstentions, illustre un Parlement divisé sur une compétence qui reste d'abord nationale.
Le Parlement ne vote pas ici une loi mais une résolution d'initiative. Il invite les États membres à faire plus, sans pouvoir les y contraindre. Le congé d'aidant de cinq jours existe déjà dans la directive sur l'équilibre vie professionnelle-vie privée ; demander d'aller au-delà, c'est reconnaître que le minimum actuel ne suffit pas, mais c'est aussi renvoyer la décision aux capitales. Pour un aidant, rien ne change tant qu'un gouvernement national ne légifère pas.
Le statut européen de l'aidant est présenté comme une avancée. En réalité, il faudrait une base juridique et une majorité au Conseil pour le créer. En attendant, les aidants formels restent soumis à des règles nationales disparates, avec des salaires inférieurs de 21 % à la moyenne dans les soins de longue durée. La résolution le constate, mais ne corrige rien.
Le Parlement demande que le secteur des soins soit une priorité du cadre financier pluriannuel 2028-2034. C'est là que se joue un vrai transfert d'argent. Mais les fonds européens ne créent pas de services durables s'ils subventionnent des structures qui ne peuvent pas vivre sans subvention. Le modèle à encourager est celui qui baisse le coût d'entrée pour les entrepreneurs du soin : simplification des autorisations, reconnaissance des compétences, accès au microcrédit pour les femmes qui veulent passer d'aidante à entrepreneure, comme le suggère le paragraphe 73.
Le texte appelle aussi à des campagnes de sensibilisation pour revaloriser les soins et lutter contre les stéréotypes. Pourquoi pas, mais une campagne ne paie pas les factures. Le vrai test sera de savoir si les États membres osent réformer leur marché du travail et leur fiscalité pour rendre le travail du soin attractif, ou s'ils préfèrent continuer à financer des plans d'action sans effet sur les salaires nets.
Une résolution qui demande plus de congé sans le payer, c'est une promesse de plus adressée à ceux qui portent déjà le poids des soins.
Le 21 mai 2026, le Parlement européen a adopté une résolution qui demande aux États membres de dépasser les cinq jours de congé d'aidant prévus par la directive sur l'équilibre vie professionnelle-vie privée et de mieux rémunérer ce congé. Il réclame aussi un statut européen de l'aidant et un plan d'action pour réduire l'écart entre les femmes et les hommes dans les soins. Mais ce texte n'est pas une loi : il crée des attentes sans créer de droits. Le vote, 263 pour, 83 contre et 154 abstentions, illustre un Parlement divisé sur une compétence qui reste d'abord nationale.
Le Parlement ne vote pas ici une loi mais une résolution d'initiative. Il invite les États membres à faire plus, sans pouvoir les y contraindre. Le congé d'aidant de cinq jours existe déjà dans la directive sur l'équilibre vie professionnelle-vie privée ; demander d'aller au-delà, c'est reconnaître que le minimum actuel ne suffit pas, mais c'est aussi renvoyer la décision aux capitales. Pour un aidant, rien ne change tant qu'un gouvernement national ne légifère pas.
Le statut européen de l'aidant est présenté comme une avancée. En réalité, il faudrait une base juridique et une majorité au Conseil pour le créer. En attendant, les aidants formels restent soumis à des règles nationales disparates, avec des salaires inférieurs de 21 % à la moyenne dans les soins de longue durée. La résolution le constate, mais ne corrige rien.
Le Parlement demande que le secteur des soins soit une priorité du cadre financier pluriannuel 2028-2034. C'est là que se joue un vrai transfert d'argent. Mais les fonds européens ne créent pas de services durables s'ils subventionnent des structures qui ne peuvent pas vivre sans subvention. Le modèle à encourager est celui qui baisse le coût d'entrée pour les entrepreneurs du soin : simplification des autorisations, reconnaissance des compétences, accès au microcrédit pour les femmes qui veulent passer d'aidante à entrepreneure, comme le suggère le paragraphe 73.
Le texte appelle aussi à des campagnes de sensibilisation pour revaloriser les soins et lutter contre les stéréotypes. Pourquoi pas, mais une campagne ne paie pas les factures. Le vrai test sera de savoir si les États membres osent réformer leur marché du travail et leur fiscalité pour rendre le travail du soin attractif, ou s'ils préfèrent continuer à financer des plans d'action sans effet sur les salaires nets.
Une résolution qui demande plus de congé sans le payer, c'est une promesse de plus adressée à ceux qui portent déjà le poids des soins.