Le 22 janvier 2026, le Parlement européen a adopté une résolution sur le cas de Joseph Figueira Martin, un humanitaire détenu en République centrafricaine (RCA). Les députés demandent sa libération immédiate et appellent à une enquête transparente.
Joseph Figueira Martin, citoyen européen et travailleur humanitaire, est détenu en République centrafricaine depuis plusieurs mois. Les circonstances de son arrestation restent floues, et les autorités locales n'ont pas fourni d'informations claires sur les charges retenues contre lui. Le Parlement européen s'inquiète de possibles violations des droits de l'homme et d'un manque d'accès à une procédure judiciaire équitable.
Dans sa résolution, le Parlement européen :
La résolution a été adoptée par 582 voix pour, 0 contre et 35 abstentions. Ce large soutien montre l'unité des députés européens sur cette question.
Cette résolution n'a pas d'effet juridique direct, mais elle envoie un signal politique fort aux autorités centrafricaines et au Conseil de l'UE. Elle rappelle que l'Union européenne suit de près les cas de détention arbitraire et défend les droits des citoyens européens à l'étranger. Pour les citoyens, c'est une illustration du rôle de contrôle et de plaidoyer du Parlement européen en matière de droits de l'homme.
Le Parlement européen a adopté une résolution qui exige la libération immédiate et inconditionnelle de Joseph Figueira Martin, humanitaire belgo-portugais détenu en République centrafricaine depuis mai 2024. Le vote, sans opposition (582 pour, 35 abstentions), envoie un signal clair. Mais les sanctions ciblées demandées à la Commission, au Conseil et au VP/HR ne sont pas automatiques : elles ne seront imposées que si les autorités centrafricaines persistent à violer ses droits. Une conditionnalité qui affaiblit la portée de l’exigence.
Joseph Figueira Martin, chercheur humanitaire travaillant pour l’ONG FHI 360, a été enlevé le 26 mai 2024 par le groupe Wagner, puis remis aux autorités centrafricaines. Il est détenu depuis plus d’un an au siège de l’Office central de répression du banditisme à Bangui, un établissement contrôlé par Wagner, où il a été placé à l’isolement et torturé, selon la résolution. Le 4 novembre 2025, la Cour criminelle de Bangui l’a condamné à 10 ans de travaux forcés et à une amende de 50 millions de francs CFA pour des accusations jugées infondées. Sa santé s’est gravement détériorée, avec l’apparition d’une déficience visuelle.
Le Parlement ne se contente pas de condamner : il exige. Libération immédiate et sans condition, évacuation médicale, accès à des médecins indépendants, à un avocat, à l’assistance consulaire et à sa famille. Il insiste aussi pour que toute procédure judiciaire, y compris en appel, respecte les garanties du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Ce ne sont pas des demandes de principe : ce sont des obligations minimales auxquelles la RCA a souscrit.
Mais la résolution reste une déclaration politique. Elle ne crée pas d’obligation juridique contraignante pour les autorités centrafricaines, et les sanctions demandées à l’UE ne sont pas automatiques. La conditionnalité (« si les autorités persistent à violer ses droits ») laisse à celles-ci une marge d’appréciation qui affaiblit la pression. Une approche plus ferme aurait consisté à imposer des sanctions dès maintenant, sans attendre une nouvelle violation, et à conditionner l’aide au développement de l’UE à la libération de M. Martin. La diplomatie déclaratoire a ses limites : tant que le coût de la détention n’est pas supporté par ceux qui la maintiennent, la pression reste théorique.
La résolution pointe du doigt le groupe Wagner, qui a enlevé M. Martin et contrôle le centre de détention. Le Parlement réitère sa demande au Conseil d’inscrire Wagner sur la liste des organisations terroristes. C’est une mesure que le Conseil traîne à prendre. Pourtant, tant que Wagner n’est pas formellement désigné comme organisation terroriste, les États membres et les entreprises européennes conservent une incertitude juridique qui profite à ce groupe. La liste terroriste de l’UE permet le gel des avoirs et l’interdiction de voyage, mais aussi des poursuites pour financement du terrorisme. Ne pas l’utiliser, c’est laisser Wagner opérer en toute impunité.
Le Parlement demande aussi une mission ad hoc en RCA pour évaluer la situation de M. Martin et accroître la pression. Une mission parlementaire n’a pas de pouvoir contraignant, mais elle peut attirer l’attention et créer une gêne diplomatique. C’est un outil modeste, mais qui a le mérite d’exister. Il faut cependant veiller à ce que cette mission ne serve pas de substitut à des actes plus concrets : sanctions immédiates, conditionnalité de l’aide, et coordination avec la Belgique et le Portugal, pays d’origine de M. Martin.
Tant que le coût de la détention n’est pas supporté par ceux qui la maintiennent, la pression reste théorique.
Le Parlement européen a adopté une résolution qui exige la libération immédiate et inconditionnelle de Joseph Figueira Martin, humanitaire belgo-portugais détenu en République centrafricaine depuis mai 2024. Le vote, sans opposition (582 pour, 35 abstentions), envoie un signal clair. Mais les sanctions ciblées demandées à la Commission, au Conseil et au VP/HR ne sont pas automatiques : elles ne seront imposées que si les autorités centrafricaines persistent à violer ses droits. Une conditionnalité qui affaiblit la portée de l’exigence.
Joseph Figueira Martin, chercheur humanitaire travaillant pour l’ONG FHI 360, a été enlevé le 26 mai 2024 par le groupe Wagner, puis remis aux autorités centrafricaines. Il est détenu depuis plus d’un an au siège de l’Office central de répression du banditisme à Bangui, un établissement contrôlé par Wagner, où il a été placé à l’isolement et torturé, selon la résolution. Le 4 novembre 2025, la Cour criminelle de Bangui l’a condamné à 10 ans de travaux forcés et à une amende de 50 millions de francs CFA pour des accusations jugées infondées. Sa santé s’est gravement détériorée, avec l’apparition d’une déficience visuelle.
Le Parlement ne se contente pas de condamner : il exige. Libération immédiate et sans condition, évacuation médicale, accès à des médecins indépendants, à un avocat, à l’assistance consulaire et à sa famille. Il insiste aussi pour que toute procédure judiciaire, y compris en appel, respecte les garanties du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Ce ne sont pas des demandes de principe : ce sont des obligations minimales auxquelles la RCA a souscrit.
Mais la résolution reste une déclaration politique. Elle ne crée pas d’obligation juridique contraignante pour les autorités centrafricaines, et les sanctions demandées à l’UE ne sont pas automatiques. La conditionnalité (« si les autorités persistent à violer ses droits ») laisse à celles-ci une marge d’appréciation qui affaiblit la pression. Une approche plus ferme aurait consisté à imposer des sanctions dès maintenant, sans attendre une nouvelle violation, et à conditionner l’aide au développement de l’UE à la libération de M. Martin. La diplomatie déclaratoire a ses limites : tant que le coût de la détention n’est pas supporté par ceux qui la maintiennent, la pression reste théorique.
La résolution pointe du doigt le groupe Wagner, qui a enlevé M. Martin et contrôle le centre de détention. Le Parlement réitère sa demande au Conseil d’inscrire Wagner sur la liste des organisations terroristes. C’est une mesure que le Conseil traîne à prendre. Pourtant, tant que Wagner n’est pas formellement désigné comme organisation terroriste, les États membres et les entreprises européennes conservent une incertitude juridique qui profite à ce groupe. La liste terroriste de l’UE permet le gel des avoirs et l’interdiction de voyage, mais aussi des poursuites pour financement du terrorisme. Ne pas l’utiliser, c’est laisser Wagner opérer en toute impunité.
Le Parlement demande aussi une mission ad hoc en RCA pour évaluer la situation de M. Martin et accroître la pression. Une mission parlementaire n’a pas de pouvoir contraignant, mais elle peut attirer l’attention et créer une gêne diplomatique. C’est un outil modeste, mais qui a le mérite d’exister. Il faut cependant veiller à ce que cette mission ne serve pas de substitut à des actes plus concrets : sanctions immédiates, conditionnalité de l’aide, et coordination avec la Belgique et le Portugal, pays d’origine de M. Martin.
Tant que le coût de la détention n’est pas supporté par ceux qui la maintiennent, la pression reste théorique.