Le 24 février 2026, jour du quatrième anniversaire de l'invasion russe, le Parlement européen a adopté une résolution forte pour condamner l'agression et définir les contributions européennes à une paix juste et à une sécurité durable pour l'Ukraine. Le texte a été approuvé par 437 voix pour, 82 contre et 70 abstentions.
Depuis le 24 février 2022, la Russie mène une guerre d'agression contre l'Ukraine. Quatre ans plus tard, le conflit se poursuit, avec des conséquences humanitaires, économiques et sécuritaires majeures pour l'Ukraine et l'Europe. Le Parlement européen a déjà adopté plusieurs résolutions de soutien, mais celle-ci intervient à un moment clé, alors que des discussions sur un éventuel cessez-le-feu et des garanties de sécurité s'intensifient.
La résolution condamne fermement la guerre d'agression russe et réaffirme le soutien indéfectible du Parlement à l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine dans ses frontières internationalement reconnues. Elle appelle à :
Le texte insiste également sur la nécessité d'une « paix juste », c'est-à-dire une paix qui respecte le droit international et la souveraineté de l'Ukraine, et non une capitulation imposée.
La résolution a été adoptée par 437 voix pour, 82 contre et 70 abstentions. Les votes contre proviennent principalement de groupes d'extrême droite et de certains députés de gauche radicale, tandis que les abstentions reflètent des réserves sur certains aspects, notamment l'élargissement militaire.
Cette résolution n'a pas d'effet juridique contraignant, mais elle envoie un signal politique fort. Pour les citoyens européens, elle signifie que l'UE continue de soutenir l'Ukraine, ce qui peut avoir des répercussions sur les prix de l'énergie, la sécurité en Europe et l'accueil des réfugiés. Le maintien des sanctions contre la Russie peut aussi affecter certaines importations. En soutenant une « paix juste », le Parlement cherche à éviter un conflit gelé qui menacerait la stabilité à long terme du continent.
Le 24 février 2026, le Parlement européen a adopté par 437 voix contre 82 et 70 abstentions une résolution qui ne se contente pas de commémorer : elle exige la défaite de la Russie, le retrait inconditionnel de ses forces et des garanties de sécurité équivalentes à l'article 5 de l'OTAN pour l'Ukraine. Un signal clair, mais qui laisse entier le problème du financement et de la coercition réelle.
Le Parlement fixe une condition non négociable : aucune sanction ne sera levée avant qu'un accord de paix ne soit négocié et durablement mis en œuvre. C'est une rupture avec la logique de concessions préventives. La Russie n'a aucune incitation à négocier sérieusement tant que les sanctions peuvent être allégées sans contrepartie vérifiable. En liant explicitement la levée des sanctions à la mise en œuvre d'un accord, le Parlement renforce la position de l'Ukraine et prive Moscou d'un levier de division des Européens.
Mais la résolution ne dit pas comment obtenir l'adhésion des États membres réticents. Elle appelle à des sanctions contre la flotte fantôme, Rosatom et Roscosmos, et à des sanctions secondaires contre les entités chinoises, iraniennes et nord-coréennes. Or ces mesures exigent l'unanimité au Conseil. Le texte a beau jeu de fustiger les États qui « entravent » la politique de l'Union, il ne propose aucun mécanisme pour contourner ce veto. C'est une faiblesse : sans procédure décisionnelle adaptée, les appels resteront lettre morte. Une approche fondée sur la subsidiarité aurait consisté à laisser les États qui le souhaitent avancer seuls, plutôt que de subordonner chaque étape à l'unanimité des 27.
Le Parlement demande que les soldes de trésorerie associés aux avoirs souverains russes immobilisés servent à financer un prêt de réparation pour l'Ukraine. Sur le principe, c'est une évidence : la Russie doit payer les destructions qu'elle a causées. Mais le texte reste évasif sur les modalités juridiques. Qui gérera ce prêt ? Quelles garanties pour les investisseurs ? Quel calendrier ? Le Parlement se félicite de la flexibilité offerte par l'article 13(5) de la proposition de règlement sur le prêt de soutien, mais cette flexibilité est une dérogation, pas une solution de financement pérenne.
Le vrai enjeu est le coût du temps. Chaque mois de retard dans la mise en place de ce mécanisme, ce sont des infrastructures ukrainiennes qui ne sont pas reconstruites, des entreprises qui ne redémarrent pas, des capitaux qui ne reviennent pas. Le Parlement aurait dû exiger un calendrier contraignant et un mécanisme de garantie clair, plutôt que de se contenter d'un accueil favorable à une dérogation technique.
La résolution se félicite de la « coalition des volontaires » et de la proposition d'une force de réassurance multinationale, tout en déplorant que ces garanties ne s'appliqueraient qu'après un cessez-le-feu. C'est une contradiction : une garantie de sécurité qui ne s'active qu'après l'arrêt des combats n'a aucune valeur dissuasive. La Russie pourrait violer le cessez-le-feu sans craindre de riposte automatique. Le texte demande des garanties équivalentes à l'article 5 de l'OTAN, mais sans dire qui les fournira ni comment elles seront déclenchées. Les États-Unis sont explicitement appelés à en fournir, mais le Parlement note avec inquiétude que l'administration américaine privilégie une « stabilité stratégique » avec la Russie. Cette lucidité est bienvenue, mais elle ne dispense pas l'Europe de définir sa propre garantie, indépendante de Washington.
Sur le plan industriel, le Parlement appelle à intégrer la base industrielle de défense ukrainienne dans la base européenne (BITDE) et à lever les restrictions sur l'usage des armes occidentales contre des cibles militaires en Russie. C'est une mesure de bon sens : une arme qu'on interdit d'utiliser contre l'ennemi ne sert à rien. Mais là encore, le texte ne règle pas la question du financement. Le prêt de 90 milliards d'euros garanti par l'Union, décidé par le Conseil européen le 18 décembre 2025, est un pas, mais il reste insuffisant face à l'ampleur des besoins. Le Parlement aurait dû conditionner son soutien à un mécanisme de suivi contraignant des livraisons d'armes, pour éviter que les promesses ne se perdent dans les sables bureaucratiques.
Une garantie de sécurité qui ne s'active qu'après le cessez-le-feu n'est pas une garantie, c'est une invitation à la prochaine agression.
Le 24 février 2026, le Parlement européen a adopté par 437 voix contre 82 et 70 abstentions une résolution qui ne se contente pas de commémorer : elle exige la défaite de la Russie, le retrait inconditionnel de ses forces et des garanties de sécurité équivalentes à l'article 5 de l'OTAN pour l'Ukraine. Un signal clair, mais qui laisse entier le problème du financement et de la coercition réelle.
Le Parlement fixe une condition non négociable : aucune sanction ne sera levée avant qu'un accord de paix ne soit négocié et durablement mis en œuvre. C'est une rupture avec la logique de concessions préventives. La Russie n'a aucune incitation à négocier sérieusement tant que les sanctions peuvent être allégées sans contrepartie vérifiable. En liant explicitement la levée des sanctions à la mise en œuvre d'un accord, le Parlement renforce la position de l'Ukraine et prive Moscou d'un levier de division des Européens.
Mais la résolution ne dit pas comment obtenir l'adhésion des États membres réticents. Elle appelle à des sanctions contre la flotte fantôme, Rosatom et Roscosmos, et à des sanctions secondaires contre les entités chinoises, iraniennes et nord-coréennes. Or ces mesures exigent l'unanimité au Conseil. Le texte a beau jeu de fustiger les États qui « entravent » la politique de l'Union, il ne propose aucun mécanisme pour contourner ce veto. C'est une faiblesse : sans procédure décisionnelle adaptée, les appels resteront lettre morte. Une approche fondée sur la subsidiarité aurait consisté à laisser les États qui le souhaitent avancer seuls, plutôt que de subordonner chaque étape à l'unanimité des 27.
Le Parlement demande que les soldes de trésorerie associés aux avoirs souverains russes immobilisés servent à financer un prêt de réparation pour l'Ukraine. Sur le principe, c'est une évidence : la Russie doit payer les destructions qu'elle a causées. Mais le texte reste évasif sur les modalités juridiques. Qui gérera ce prêt ? Quelles garanties pour les investisseurs ? Quel calendrier ? Le Parlement se félicite de la flexibilité offerte par l'article 13(5) de la proposition de règlement sur le prêt de soutien, mais cette flexibilité est une dérogation, pas une solution de financement pérenne.
Le vrai enjeu est le coût du temps. Chaque mois de retard dans la mise en place de ce mécanisme, ce sont des infrastructures ukrainiennes qui ne sont pas reconstruites, des entreprises qui ne redémarrent pas, des capitaux qui ne reviennent pas. Le Parlement aurait dû exiger un calendrier contraignant et un mécanisme de garantie clair, plutôt que de se contenter d'un accueil favorable à une dérogation technique.
La résolution se félicite de la « coalition des volontaires » et de la proposition d'une force de réassurance multinationale, tout en déplorant que ces garanties ne s'appliqueraient qu'après un cessez-le-feu. C'est une contradiction : une garantie de sécurité qui ne s'active qu'après l'arrêt des combats n'a aucune valeur dissuasive. La Russie pourrait violer le cessez-le-feu sans craindre de riposte automatique. Le texte demande des garanties équivalentes à l'article 5 de l'OTAN, mais sans dire qui les fournira ni comment elles seront déclenchées. Les États-Unis sont explicitement appelés à en fournir, mais le Parlement note avec inquiétude que l'administration américaine privilégie une « stabilité stratégique » avec la Russie. Cette lucidité est bienvenue, mais elle ne dispense pas l'Europe de définir sa propre garantie, indépendante de Washington.
Sur le plan industriel, le Parlement appelle à intégrer la base industrielle de défense ukrainienne dans la base européenne (BITDE) et à lever les restrictions sur l'usage des armes occidentales contre des cibles militaires en Russie. C'est une mesure de bon sens : une arme qu'on interdit d'utiliser contre l'ennemi ne sert à rien. Mais là encore, le texte ne règle pas la question du financement. Le prêt de 90 milliards d'euros garanti par l'Union, décidé par le Conseil européen le 18 décembre 2025, est un pas, mais il reste insuffisant face à l'ampleur des besoins. Le Parlement aurait dû conditionner son soutien à un mécanisme de suivi contraignant des livraisons d'armes, pour éviter que les promesses ne se perdent dans les sables bureaucratiques.
Une garantie de sécurité qui ne s'active qu'après le cessez-le-feu n'est pas une garantie, c'est une invitation à la prochaine agression.